Bienvenue sur Eguens Info Culturelles

Test

Un tout virtuel pour la fête de la musique en Haïti


La célébration de la Fête de la musique a été marquée par des activités essentiellement virtuelles cette année. Pourtant et malgré les restrictions liées à un déconfinememt graduel, la France, qui a institué cette fête en 1982, quand Jack Lang était jeune ministre de la Culture de Mitterrand, a toléré le rassemblement de dizaines de personnes pour vivre en direct la prestation de plusieurs musiciens et groupes musicaux.

En Haïti, pas mal d'initiatives ont été prises. Le secteur évangélique, cette année, s'est immiscé dans la célébration à travers des débats autour du thème : « Musique évangélique, enjeux et perspectives ». Deux panels ont été proposés aux auditeurs et internautes. Le premier a été animé par Peguy Bastiany, Ginou Taverne, Berwin Sidney. Ils ont sensibilisé les artistes et groupes sur la nécessité que les acteurs tirent leurs revenus de la musique, particulièrement de la musique évangélique, et qu’ils protègent leurs créations musicales.

Le deuxième panel a été lancé sur la thématique des droits d'auteurs avec les intervenants, comme : Djhonny Celicourt, Moïse Champagne, Carly Joseph du groupe Alabanza. Leurs prises de paroles ont surtout sensibilisé les musiciens et artistes sur l'impérieuse nécessité de protéger et d'enregistrer leurs œuvres musicales pour éviter toute exploitation ainsi que la reproduction illégale par des tierces personnes. Ils ont pu apporter des éclaircissements sur la musique chrétienne et la musique évangélique.

De son côté le Ministère de la Culture et de la Communication en a profité pour initier un mois de débats du 21juin au 26 juillet ,date retenue pour la Journée nationale du compas.

Autour du thème : « Le compas entre organisation, financement et valorisation du patrimoine », plusieurs spécialistes comme Kesler Bien Aimé , Expert  du Réseau de facilitateurs pour la sauvegarde du patrimoine culturel et immatériel dans l'Amérique latine et de la Caraïbe,  également Spécialiste de programme Culture à la Commission nationale haïtienne de coopération avec l'UNESCO a fait un playdoyer pour que les différents secteurs du  '"Compas et dance se constituent en "communauté d'intérêt" afin de rendre possible l'inscription de cet élément du patrimoine culturel haïtien sur la liste représentative de l'UNESCO.


Les autres panelistes:  Richard Urbain promoteur musical, Lesly Alphonse musicien et juriste, Jhonny Celicourt, journaliste culturel et auteur de DictionnArt du lexique du journalisme musical, Carel Pèdre, journaliste culturel, Sandy Dorsainvil de Business konpa, Joseph Zenny musicien. Le ministre Pradel Henriquez et Pilar Alvarez Lasso, représentante de L'UNESCO en Haïti, ont pu intervenir autour de 3 thématiques principales : la situation de la musique avant la pandémie de la Covid-19, impact de la Covid-19 sur l'organisation de la musique, du secteur de la musique, notamment le compas, le futur de la musique compas, et les actions post Covid-19. Des sous thèmes, tels : Comment le dossier de la candidature de la musique et de la danse pourra contribuer à l'organisation de ce secteur culturel, comment le secteur de la musique voit le dossier de la candidature de la musique et de la danse à la liste représentative du patrimoine culturel et immatériel de l'humanité ? Et comment le secteur va contribuer dans l'atteinte de cet objectif ont été débattus par ces différents intervenants par visioconférence,modérées par la journaliste culturelle Esméralda Milcé.

Dans ses propos, le ministre a tenu à remercier tous les acteurs qui ont proposé des prestations virtuelles, pour le bonheur des fanatiques, en cette période marquée par l'épidémie de la Covid-19. « La musique rime avec solidarité. Elle amplifie son soutien aux causes humanitaires. Dès le début de la crise sanitaire, les initiatives musicales haïtiennes se sont multipliées pour stimuler la créativité et contribuer à une chaîne de solidarité. De nombreux artistes ont répondu avec enthousiasme et engagement dans cet élan de solidarité faisant don des recettes au profit des hôpitaux », a soutenu le responsable.

D'un autre côté, le titulaire du MCC, plaide pour « l'importance de l'enseignement des disciplines artistiques tient une place considérable dans la politique culturelle du ministère. Car, sans formation, on ne saurait parler de vulgarisation de l’enseignement de la musique dans les milieux des jeunes. Dans cet esprit, dit-il, le ministère appuie toute initiative d’éducation musicale aux jeunes. En offrant l’apprentissage de la musique à ces derniers, c’est insuffler l’espoir et le sentiment que tout est possible. Le programme de l’Institut national de musique d’Haïti (INAMUH) s'inscrit dans cette dynamique.Il vise à initier les enfants, dès leur plus jeune âge, à l’apprentissage intensif de la musique afin de les soutenir dans leur développement global. Ce programme qui regroupe plus de 1000 enfants a déjà implanté ses noyaux à Hinche, Marmelade, Jacmel, Martissant et Santo, a ajouté le ministre.

Pradel Henriquez a rappelé que le ministère a procédé au classement de la danse et de la musique compas au « registre national du patrimoine immatériel culturel haïtien ». Il souhaite soumettre la candidature de ces éléments culturels haïtiens à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, gérée par l’UNESCO. Cette démarche croit-il, nécessite la contribution de tous.

Hormis ces débats autour de la fête de la musique, le concert tant attendu de Rutshelle Guillaume, en dépit de quelques coupures techniques, a comblé les attentes de plus d'un.

Eguens Renéus

Aucun commentaire:

Publier un commentaire