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Les vendredis du patrimoine

Entrevue spéciale avec Kesler Bien Aimé ,Expert en patrimoine à la rubrique:

 " Les vendredis du patrimoine "




  


Kesler Bien Aime loge au Réseau facilitateur pour la sauvegarde du patrimoine culturel et immatériel de L’Amérique latine et de la Caraïbe


L’expert en patrimoine culturel immatériel, Kesler Bien Aimé, vient de rejoindre le réseau facilitateur pour l’Amérique latine et de la Caraïbe, ce qui représente un très bon point pour Haïti. Pour la rédaction du journal, il a accepté de partager ses impressions et de dire plus sur la nature de sa mission. Entretien.


Eguens Infos culturelles"  : Vous êtes appelé à intégrer une structure régionale (Amérique latine / Caraïbe) spécialisée dans la gestion du patrimoine culturel immatériel. Pourquoi ?

Kesler Bien Aimé : Dans le cadre du Programme global de renforcement des capacités pour la sauvegarde du Patrimoine culturel immatériel (PCI) de l’UNESCO, je suis invité à rejoindre le Réseau de facilitateurs pour la région de l’Amérique latine et de la Caraïbe afin de contribuer au suivi de ce programme au niveau régional, national et multinational.

EIC : Quelles seront vos responsabilités ?

K. B. A. : D’abord, sur le plan symbolique, ce statut signifie qu’Haïti, en sa qualité d’État partie à la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel depuis 2009, dispose de ressources techniques suffisamment outillées pour aider les pays à sauvegarder leur patrimoine et à exploiter le potentiel de ce patrimoine dans la perspective de développement durable. Cet appel est plus qu’honorifique ; il implique des engagements, de responsabilités de dossiers, de consultations et d’animations d’ateliers (workshops) portant sur les besoins identifiés par les pays concernés pour implémenter cet instrument international selon ses directives opérationnelles.

EIC. : Vous allez siéger avec un mandat limité dans le temps ?

K. B. A. : En effet, cet exercice n’a rien d’éternel. Il s’agit tout simplement de services purement techniques pour lesquels les facilitateurs sont conviés à se réunir assez souvent en vue de produire des réflexions qui contribueront à établir de meilleures conditions régionales, locales et multinationales pour mettre en œuvre la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

EIC. : Vous allez travailler à quel rythme comme membre de ce réseau ?

K. B. A. : Très concrètement, en plus des assises périodiques concernant la Convention de 2003 de l’UNESCO, il faut compter aussi celles du Bureau régional. Parmi les conditions, tout facilitateur est soumis à un régime de rencontres, de productions et d’animations assez soutenu.

EIC : Divers éléments du patrimoine haïtien sont en attente de figurer dans la liste y relative de l’UNESCO. Votre nouvelle position pourra-t-elle faire avancer les intérêts haïtiens en ce sens ?

K. B. A. : En ce sens oui, parce que je serai au cœur des dispositions actualisées relatives aux politiques du patrimoine dans notre région. Par conséquent, je serai plus efficace dans les services professionnels que je fournis à l’État haïtien depuis 2012. Cependant, le travail du facilitateur doit inspirer confiance, intégrité, impartialité, indépendance. Vu que la diplomatie haïtienne dispose déjà de fonctionnaires qui le représentent, du coup, ils sont chargés de défendre directement les intérêts culturels et patrimoniaux du pays. Comme ressource technique haïtienne, mon travail viendra plutôt en support pour éclairer certaines décisions ou positions.

Pour répondre l’autre aspect de votre question, si Haïti n’a pas de déficit en matière de pratiques culturelles immatérielles, après presqu’une décennie d’implémentation de ladite Convention, au plus haut niveau de l’État, il y a un effort à faire pour faciliter le travail technique nécessaire devant conduire à l’inscription de certains éléments du patrimoine culturel (PCI) haïtien sur l’une des listes du patrimoine culturel de l’humanité. Tout au moins, la sauvegarde de ce patrimoine comporte deux niveaux. Elle implique sur le plan local, un plan de sauvegarde qui décline toute une série de mesures, par exemple, un inventaire participatif actualisé) puis son inscription au niveau international. Cette opération est un acte de reconnaissance internationale qui rendra non seulement visible ce patrimoine, il rehaussera l’identité plurielle haïtienne sur la scène culturelle mondiale.

Eguens Infos culturelles: Vous serez basé en Haïti, ailleurs ou allez-vous consentir à vous déplacer régulièrement ?

Kesler Bien Aimé : Travaillant déjà en Haïti dans le système comme responsable de programme culture pour le compte de la Commission nationale haïtienne de coopération avec l’UNESCO, je n’aurai pas de siège ailleurs. Bien entendu, s’il y aura de déplacements. Mais ces derniers ne m’empêcheront pas d’honorer mes autres engagements professionnels et d’autres purement académiques.

Propos recueillis par :
Eguens Renéus









 

 

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