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Les opinions des jeunes musiciens et artistes sur la fête de la musique

21 juin Fête de la musique : des jeunes musiciens et artistes opinent




Le 21 juin, date réservée à la Fête de la Musique, est aussi l’occasion de grandes manifestations artistiques et culturelles à travers le monde et en Haïti qui exigent de grands rassemblements. Pour cette année, le contexte est particulier à cause de la pandémie Covid 19. Il est impossible de compter sur la présence du grand public. La musique haïtienne compas a plus au moins gagné en notoriété sur l’échiquier mondial grâce à l’excellent travail de certains musiciens haïtiens. Mais, il reste du chemin à parcourir pour atteindre la notoriété de plusieurs rythmes internationaux.


Plusieurs jeunes haïtiens interrogés par la Rédaction de le National avouent être fascinés par la diversité et la richesse de la musique haïtienne.

Fredo Announce Rosilus est un jeune guitariste qui évolue dans un registre un peu particulier : chanson à texte engagé, et en grande partie la musique racine. Mieux connu sous le pseudo « Atis balenjo », il croit que la musique haïtienne a fait de grands pas. Cependant, il pense qu’il reste du chemin à parcourir. D'un autre côté le miragoânais s’inquiète de la marginalisation de la musique racine.

Jefson Maximin, adepte de musiques évangéliques ou sociales, croit que ,les jeunes comme lui, peuvent pratiquer la musique avec plus de facilités grâce au pullulement des studios de production et d'enregistrement. Par ailleurs, le compositeur, arrangeur estime que pas mal de nouveaux rythmes ont fait leur apparition dans le paysage musical haïtien. Le jeune capois constate une ombre éclectique sur la musique haïtienne, l’affaiblissement de la tendance racine est papable pour éviter la perte de notre identité, l'auteur.... plaide pour un retour à la source dans nos compositions, et productions musicales.

S'agissant de son avenir, l'instrumentiste est certain qu’il est très prometteur. Mwen santi m konfòtab nan estil mizik m ap fè a, men il mande pou mwen fè plis efò, travay anpil » dans l'objectif de garder ma place dans l'univers musical, a-t-il déclaré.

La présence des femmes dans la musique haïtienne est toujours reçue avec force clichés qui constituent autant de blocages. Interrogés également par la Rédaction, Maniche Colas, et Ingeline Lecler, deux jeunes femmes qui pratiquent la musique dans deux rythmes différents, ont des avis divergents.

Ingeline Leclerc, mieux connue sous le pseudo LhynnL, croit que sa génération doit multiplier leurs efforts, car la musique haïtienne était mieux travaillée auparavant, avec des contenus plus éducatifs et variés. Les gens font référence toujours à la musique rétro pour parler de la qualité de la musique haïtienne, ainsi croit-elle les jeunes de sa génération doivent renverser la vapeur, car dans 20,30 ans, la génération à venir aura à juger leurs créations musicales d'aujourd'hui.

De son côté, Maniche Colas, a.k.a Négresse Colas, remercie le fondateur du compas direct, le rythme haïtien le plus populaire : Nemours Jean Baptiste qui nous a laissé cet héritage, vieux de 56 ans. La jeune écrivaine, passionnée de musique, défend le travail de la nouvelle génération de musiciens : « gade rabòday la, anpil moun ap kritike l, poutan trè souvan li denonse, rale tout deriv nap fè nan sosyete a, anba je nou ».

Malgré les avis contraires sur la place dans le monde et le destin de la musique haïtienne, il est certain que le débat ira au-delà de la Fête de la Musique 2020 en temps de grande pandémie

Eguens Renéus

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